Pour l’environnement. Pour l’humanité.
L’eau et l‘énergie font partie des besoins humains vitaux. On ne peut pas vivre dignement sans eau potable salubre et sans énergie pour le chauffage et l’éclairage. Mais l’eau et l’énergie ne sont pas traitées de la même façon. L’approvisionnement en eau potable est (encore) en mains publiques et appartient donc à nous tous. Par contre, le marché de l’énergie a été complètement privatisé et les décisions ne sont plus prises démocratiquement, mais par des firmes multinationales qui veulent maximiser leurs profits. L’eau et l’énergie sont des biens précieux. Il faut les protéger respectivement les produire de façon à générer un avantage durable pour l’homme et l’environnement. Pour déi Lénk, il est important que l’eau et l’énergie soient abordables pour tout le monde.

De l’énergie soucieuse
déi Lénk s’engage pour le tournant énergétique qui est nécessaire depuis longtemps. Il faut abandonner les énergies dangereuses (nucléaire) et les énergies fossiles, limitées et nocives pour le climat (charbon, pétrole…), et développer les énergies renouvelables. Et il faut profiter des opportunités énormes d’économie et d’efficience d’énergie, aussi et surtout dans les communes.
1)
L’énergie en mains publiques! C’est la seule façon de garantir que la population soit approvisionnée selon des critères transparents et que les intérêts sociaux et écologiques aient la priorité face aux intérêts privés. La commune doit s’engager pour la création d’un cadre national dans lequel elle pourra gérer les réseaux et acheter et vendre de l’électricité, seule ou ensemble avec d’autre communes. A moyen terme, chaque commune doit aspirer à produire autant d’électricité que les ménages consomment.
2)
Promouvoir massivement les toits solaires. La commune dressera un cadastre de tous les toits orientés vers le sud, le sud-est ou le sud-ouest, pas ombragés et à inclinaison favorable. Tous les citoyens et citoyennes auront accès à ce cadastre. Lors de constructions nouvelles ou de réfections de toits adaptés, seulement des toits photovoltaïques ne seront autorisées. La commune subventionnera ces investissements selon le revenu, en plus des subventions que le gouvernement accorde indépendamment du revenu.
3)
Elaborer des plans énergétiques communaux. Au vu du changement climatique, la commune dressera un relevé de sa consommation en énergie et fixera des buts obligatoires pour diminuer de moitié les émissions de CO2 en dix ans. A cet effet, la commune utilisera ses compétences multiples pour une politique énergétique proactive: adapter les règlements des bâtisses et les plans d’aménagement aux nécessités de l’efficience énergétique, promouvoir la production décentrale d’énergie, développer le transport public, aménager des pistes cyclables, introduire l’éclairage économique, créer des bains naturels… La commune conclura des conventions obligatoires avec les entreprises pour diminuer les émissions de CO2 selon les finalités nationales.
De l’eau soucieuse
L’eau est un bien public. A cette fin, nous devons protéger les sources et ne dépenser pas plus que nécessaire. Le principe du coût de revient que vient d’imposer le ministère de l’Intérieur transforme ce bien précieux en marchandise, frappe principalement les revenus modestes et ouvre la voie à une possible privatisation future. L’approvisionnement en eau fait partie des compétences des communes. C’est pourquoi déi Lénk s’engage au niveau communal à:
4)
Tarifier l’eau à plusieurs niveaux.
La consommation en eau au Luxemburg est en moyenne de 150 litres par jour et personne. Nous voulons un prix de l’eau échelonné à plusieurs niveaux. Un tel tarif échelonné permet à tous les citoyens une vie décente, garantit la justice sociale et punit le gaspillage de l’eau.
Déi Lénk propose le modèle suivant :
- 0 à 50 litres par jour et personne: gratuit
- 50 à 150 litres par jour et personne: prix actuel
- à partir de 150 litres par jour et personne: double du prix actuel
De cette façon, tous les ménages seront soulagés et il existe une véritable incitation à une utilisation raisonnable de ce bien précieux. En plus, ce modèle respecte le droit de l’homme à un approvisionnement minimal en eau.
5)
Investir massivement dans les réseaux. Une grande partie de l´eau se perd chaque année à cause de conduites défectueuses. Jusqu’à présent, les communes étaient obligées à payer ces frais. Par la nouvelle loi du ministre de l’Intérieur Jean-Marie Halsdorf (CSV), les coûts liés à la perte d’eau pour cause de manque d’entretien du réseau devront maintenant être payés par les citoyens (indépendamment de leur situation sociale). Déi Lénk revendique que la commune assure une maintenance régulière des réseaux. C’est le moyen le plus efficace pour éviter le gaspillage de l’eau. Ces investissements doivent se faire par le budget communal.
L’eau est un droit humain
Le 28 juillet 2010, l’assemblée générale des Nations Unies a déclaré que l’accès à l’eau potable est droit humain. Plusieurs Etats ont déjà inscrit ce droit dans leur constitution. Un droit humain ne peut pas être une marchandise. C’est pourquoi déi Lénk veut dépasser la logique commerciale et introduire un socle de base qui sera gratuit.
Documentation et matériel:
- Télécharger les dépliants de la campagne des sections (PDF):
- Dépliant "Pour l'environnement. Pour l'humanité" DIFFERDANGE
- Dépliant "Pour l'environnement. Pour l'humanité" ESCH
- Dépliant "Pour l'environnement. Pour l'humanité" HESPER
- Dépliant "Pour l'environnement. Pour l'humanité" LUXEMBOURG
- Dépliant "Pour l'environnement. Pour l'humanité" SANEM
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