Conférence-meeting de déi Lénk: déi Lénk contre le démantèlement social
Le 17 mai déi Lénk a réuni 80 personnes à Esch lors d'un meeting sur la crise et les alternatives que notre mouvement propose face à cette crise.
David Wagner s'est demandé si nous sommes encore capables d'entendre les discours quotidiens de nos responsables politiques sur "la crise" avec le recul critique nécessaire et de déchiffrer les mensonges, voire absurdités qu'ils essaient de nous faire avaler. Acceptons-nous leur terminologie? Est-ce bien le monde dans lequel nous voulons vivre, un monde de concurrence et de compétitivité? Les uns contre les autres? ou peut-être plutôt tous solidaires? Imaginons-nous dans un monde capitaliste mais personne n'y participe...
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Frank Jost est intervenu sur les politiques financières de l'Union Européenne. Pourquoi le Portugal risque-t-il de s'effondrer économiquement même si son taux de croissance est parmi les plus élevés en Europe? A quoi bon alors cette croissance tellement prônée? Les politiques d'austérité engendront la baisse du pouvoir d'achat et en conséquence une récession inévitable. Comment lutter contre le pouvoir presque "absolu" des banques? Un contrôle public de toutes les banques, une taxe mondiale unique sur les bénéfices des banques, la Banque Centrale Européenne comme banque de crédit continentale solidaire et gérée démocratiquement, une taxe sur les flux internationaux de capitaux (taxe "Tobin") seraient seulement quelques propositions envers une autre politique financière.
-> voir aussi article dans le goosch du 20 mai 2010
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Thérèse Gorza a rappelé que dans le temps les allocations familiales étaient payées par le patronat. Depuis 1994 c'est l'Etat qui paie. Donc un grand cadeau aux entreprises. Coût public: 217 millions d'euros! Couper les allocations familiales à partir de 21 ans est une atteinte grave aux revenus des frontaliers et frontalières qui eux, constituent un des moteurs de l'économie luxembourgeoise. Chaque enfant équivaut. La redistribution sociale ne peut se faire qu’à travers un système d'imposition fortement progressif qui prend l'argent aux riches pour le redistribuer parmi ceux qui ont des revenus plus bas et pour le bien commun. Le droit aux prestations sociales est un droit universel et inconditionnel. Ce n'est pas une faveur liée à des conditions et des humiliations.
-> voir aussi article dans le goosch du 20 mai 2010
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Serge Urbany a précisé que la politique antisociale du gouvernement est une politique qui se fait par la porte arrière sur recommandation et sous pression des organismes néolibéraux internationaux. Même si le gouvernement promet une politique sociale et juste, les annonces faites lors de la récente tripartite laissent craindre le pire: baisse des allocations sociales, manipulation de l'index et bientôt attaque au salaire minimum?
-> voir aussi article dans le goosch du 20 mai 2010
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Pour conclure, André Hoffmann a souligné que malgré toutes les leçons qu'on aurait pu tirer de la crise du système capitaliste, nous continuons comme si rien n'était en faisant payer le peuple, en continuant à enrichir encore plus les plus riches et baisser les revenus des plus faibles. Nous voulons une redistribution d'en haut vers le bas pour éviter plus de spéculations, plus de crises. Des salaires plus élevés, moins de temps de travail et un état social fort pour que chacun puisse profiter du gâteau de ressources et de productivité bien gras. Ne nous laissons pas diviser. Résistons ensembles!
Voici les tableaux utilisés par André Hoffmann dans son discours:
- Niveau des coûts unitaires des facteurs de production
- Formation brute de capital fixe en % moyen des agrégats
- The total tax rates for the EU
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