N° 256 - Inhalt Sommaire
- Zwangsjacke
- Dans leurs cœurs il y a des cactus….
- Un "Nouvel Accord Tripartite"
- Haïti - l'histoire d'une démolition (3)
- Le mythe grec et les oracles des spéculateurs
- Cinémathèque: un documentaire sur la guerre de demain
- Arbeitssklave in Europa oder Tod in der Wüste
- Le thon rouge est menacé d'extinction
- "Liberté de Conscience" recommande comment épargner
- Luxembourg et son débat sur l’antisémitisme…
- Lettre ouverte: Un sale procès
- Kurz berichtet
- Agenda
Zwangsjacke
André Hoffmann - Wie einen Stacheldraht zieht die Regierung ihr „Stabilitätsprogramm“ um die Tripartite. Die Gewerkschaften sollen spüren, wie eng der Spielraum für soziale Forderungen gesteckt ist: die Zwangsjacke für den Sozialstaat. Also Lohnmäßigung und „selektive Sozialpolitik“, kaum verdeckt auch eine Erhöhung des Rentenalters ("relier la durée de la vie active à la longévité»). Für die Krise sollen doch die bezahlen, die sie nicht verursacht haben.
Eilig ist die „11. Aktualisierung des Programms für Stabilität und Wachstum“ in einer parlamentarischen Kommission vorgestellt und dann schnellstens nach Brüssel abgeschickt worden. Ab und basta. Ohne öffentliche Debatte über ein Dokument, das die Politik der nächsten Jahre bestimmen, angeblich den Ausweg aus der Krise aufzeichnen soll. Niemand soll auf den Gedanken kommen, die Prognosen und Postulate, auf denen das Programm beruht, zu hinterfragen und die Schlussfolgerungen abzulehnen.
So etwa das Dogma des budgetären Gleichgewichts: bis 2014 muss es erreicht sein. Luxemburg soll Europas Musterschüler bleiben oder werden, ohne Rücksicht auf Verluste. Dass man die staatliche Haushaltspolitik nicht mit der des „guten Familienvaters“ verwechseln darf, daran erinnert auch die letzte Nummer der „Alternatives économiques“ über Staatsschuld und Defizit. Unter bestimmten Bedingungen, meinte schon Keynes, kann auch ein Defizit im Staatshaushalt und eine staatliche Verschuldung sich positiv auf das Wachstum – und also auch auf den Arbeitsmarkt auswirken. «A contrario, une politique budgétaire restrictive déprimera la croissance et risque finalement d’augmenter le poids de la dette.»
Gewiss ist das kleine Luxemburg auch in budgetärer Hinsicht nicht mit einem großen Flächenstaat gleichzustellen. Das zwingt uns aber auch nicht, alle wirtschaftsliberalen Dogmen unbesehen zu übernehmen.
Auch nicht den Steuersenkungswahn. Alle reden vom Sparen. Aber (fast) niemand stellt die massiven Steuergeschenke der letzten Jahre an Unternehmer und Reiche in Frage und verlangt eine neue, sozial gerechte Steuerpolitik, etwa die Erhöhung des Spitzensteuersatzes, die Wiedereinführung der Vermögenssteuer, und eine (differenzierte) Erhöhung der Betriebssteuern.
Der Reichtum soll in wenigen privaten Händen bleiben – damit wir uns schon heute auf die nächste Krise freuen können.
Dans leurs cœurs il y a des cactus….
John Rossi, délégué du Personnel FNCTTFEL - Au Luxembourg il y a les «Cactus». Je ne sais pas si Monsieur Leesch , en ouvrant le premier supermarché en 1967 sous ce nom, s’est inspiré de la chanson «les cactus» de Jacques Dutronc sortie la même année. Avec plus de 3200 salarié(e)s, «Cactus» est devenu entretemps l’un des plus grands employeurs du Grand-Duché et un garant publicitaire pour les médias luxembourgeois. Cette année aussi on le rencontrera dans les médias, mais cette fois en tant que patron qui est en train d’attiser un conflit social au plus haut niveau et ceci à l’encontre du plus grand syndicat professionnel du Luxembourg: l’OGBL. Par la mise à pied du président élu de la délégation du personnel «Cactus», les managers se sont attirés la colère non seulement du syndicat OGBL mais de chaque syndicaliste élu ou non du Grand-Duché.
La mobilisation de l’OGBL ne vient que de commencer. Un appel pressant, de réintégrer ce délégué et de laisser la délégation travailler selon la mission lui attribué légalement par le code du travail, sera distribué sous forme de tract dans les prochaines semaines à venir devant tous les magasins «Cactus». Il s’agit de sensibiliser la population et de leur montrer que la direction de «Cactus», cette «grande famille» comme elle le laisse souvent entendre, n’est pas aussi sociale, qu’elle ne le laisse penser. Aidons donc, tous ces Messieurs et Dames, à retrouver leur sens de responsabilité sociale et aidons-les à sortir les épines de leur cœurs. Soyons tous solidaires avec l’action de l’OGBL. Envoyons des lettres et des mails de protestation à la direction ou passons- leur un coup de fil. Proposez à l’OGBL de les aider à distribuer les tracts.
Fêtons avec «Cactus» leur première année de succès de leur carte client, en inscrivant une note de protestation sur leur bulletin concours. Faisons voir à ces Messieurs/Dames comme le dit si bien Dutronc dans sa chanson que «pour me défendre de leurs cactus, à mon tour j’ai mis des cactus»! Et cela ne vient que de commencer.
Un "Nouvel Accord Tripartite"
Serge Urbany - En majuscules! C’est ce que propose le Nouveau Rapport Fontagné. On est en plein Brave New World, martelé par le Newspeak du Luxemburger Wort.
M. Fontagné a aussi inventé un Luxembourg Structural Model (LSM), qui va bientôt être présenté aux éditions du Statec sous le titre: "Very Small, Very Open, Very Rich".
Fontagné nous explique dans son "essai" son modèle d’Equilibre Général Dynamique Stochastique (stochastique=probable), orienté sur le comportement des agents des marchés (ménages, gouvernement, entreprises, syndicats) au vu de leurs "anticipations, rigidités, pouvoir de négociation" . Il serait "plus exigeant en matière de fondements théoriques" que les modèles existants en visant à simuler l’effet de politiques économiques.
Un simulateur de politiques néolibérales. On n’a qu’à réduire les cotisations sociales et indemnités de chômage et augmenter la concurrence sur les marchés, pour que les effets bénéfiques s’ensuivent automatiquement. Exemple: par la baisse des allocations chômage "le coût d’être (!) au chômage augmente, les syndicats exigent des salaires moins élevés", donc la demande de travail augmente, plus de salariés touchent un salaire un peu plus faible. La masse salariale augmente et avec elle la consommation et les profits, et donc les investissements, la production et l’emploi, faisant s’améliorer le solde public.
"Die Profite von heute sind die Investitionen von morgen und die Arbeitsplätze von übermorgen" disait le chancelier Schmit aux débuts de l’Ere Néolibérale. Sauf que seuls les profits ont augmenté, tandis que les investitions et les emplois n’ont pas suivi.
Les vrais commanditaires du rapport Fontagné, ce sont les milieux économiques ainsi que les couches dirigeantes autochtones. Dans le but de contrarier les études fondées de la Chambre des Salariés – dont une sur les pensions va être présentée bientôt - qui risquent de faire s’écrouler l’édifice de mensonges érigé avant la tripartite! L’OGBL a déjà clairement annoncé ne pas vouloir s’engager dans un recul social.
Haïti - l'histoire d'une démolition (3)
fj - Eric Toussaint et Sophie Perchellet sont activistes du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM). Nous reproduisons de larges extraits de la 3e partie de leur article publié sur le site de CETRI-Tricontinetale. Au vu du désastre actuel, l'annulation de toute la dette avance au 1er rang des revendications.
(…)Selon les dernières estimations, plus de 80 % de la dette extérieure d’Haïti est détenue par la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID) à hauteur de 40 % chacune. Sous leur houlette, le gouvernement applique des politiques d’ajustement structurel dramatiques pour la population haïtienne. (…)
La dette odieuse contractée par le dictateur est remplacée par de nouveaux prêts "propres". Pour le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), ces nouveaux prêts en sont partie prenante puisqu’ils servent à la payer: il y a continuité du délit. Entre-temps, les plans d’ajustements structurels ont fait des ravages, notamment dans le secteur agricole, dont les effets ont culminé lors de la crise alimentaire de 2008. L’agriculture paysanne haïtienne subit le dumping des produits agricoles états-uniens. "Les politiques macroéconomiques soutenues par Washington, l’Organisation des Nations unies (ONU), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ne se soucient nullement de la nécessité du développement et de la protection du marché national. La seule préoccupation de ces politiques est de produire à bas coût pour l’exportation vers le marché mondial."
Au lieu de promesses d’aide qui bien souvent ne sont pas tenues, il est urgent de comprendre qu’Haïti doit s’appuyer sur sa souveraineté nationale pour se reconstruire dignement. Une annulation totale et inconditionnelle de la dette réclamée à Haïti doit être le premier pas vers un nouveau modèle de développement alternatif aux politiques du FMI et de la Banque mondiale, et aux accords de partenariat économique (APE signé en décembre 2009, accord Hope II...), qui soumettent encore un peu plus le pays.
Les pays du Nord qui ont systématiquement exploité Haïti, à commencer par la France et les Etats-Unis, doivent verser des réparations dans un fonds de financement de la reconstruction contrôlé en totalité par les organisations populaires haïtiennes. Sinon, les dons serviront en bout de course à rembourser une dette odieuse.
Le mythe grec et les oracles des spéculateurs
Frank Jost - Après la venue au pouvoir du PASOK de Georgios Papandreu, celui-ci a immédiatement revu et corrigé les statistiques d'endettement budgétaire annuel de 3,7% du PIB à 12,7%.L'accumulation de la dette s'élèverait à environ 300 milliards d'€, ce qui n'est pas anodin et représente 113 % du PIB.
Il faut cependant rappeler que le Japon a une dette à 200% du PIB, l'Estonie de 140 %, la Hongrie et la Roumanie 160 %. Ces pays ne font pas partie de l'Eurogroupe. La dette de l'Islande, qui ne fait pas partie de l'UE, s'élève à 924 % du PIB!
Les milieux qui spéculent sur les monnaies ont réagi, ce qui a fait baisser le cours de l'euro face au dollar. Il faut savoir que le rôle du dollar-étalon est de plus en plus contesté notamment par la Chine et qu'il y a désormais une concurrence dollar-euro. La crise grecque a fait réagir les défenseurs du dollar dans leurs commentaires, leurs déclarations à Davos…et leur spéculation monétaire. Que l'économie grecque, relativement modeste et ne représentant qu'une partie minime de la force économique de la zone € (3% du PIB européen), puisse mettre en danger ce dernier paraît peu crédible. Pour les économies fortement exportatrices comme celle de l'Allemagne, qui est en plus le moteur de l'ensemble de l'économie européenne, la baisse du cours de l'€ est une véritable aubaine. Les produits industriels allemands se vendront mieux, parce que moins chers.
Pour le moment le gouvernement grec est impuissant face à la spéculation sur ses obligations d'Etat. Leur rendement a grimpé à 7,1 % et l'écart avec la valeur de référence en Europe, le "Bund" allemand à 10 ans, est de 4 %.Voilà un autre signe qui montre à quel point la spéculation fausse les données basiques.
Quant à Monsieur Papandreu, son gouvernement "socialiste", trouve un fort alibi pour ses projets de contre-réformes en Grèce. Confronté à la révolte de la Jeunesse, qui ne se voit aucun avenir dans la situation du chômage de masse rongeant le pays, les sociaux-démocrates reconvertis en néolibéraux ont sans doute eu le frisson à l'issu de leur victoire électorale. Comment faire pour faire passer une politique encore plus à droite que celle de la droite? Comment gérer un pays qui se trouvait déjà au bord de l'explosion sociale? Au lieu de faire manœuvrer les chars, comme aux temps des colonels, mieux valait arborer le spectre de la faillite d'Etat.
Cinémathèque: un documentaire sur la guerre de demain
Hw.- Ce soir, jeudi 11 février, le documentaire „Gaza..strophe“ sera montré à la Cinémathèque, place du Théâtre, 20.00 heures. Un film sur la guerre contre Gaza de l’année dernière, émouvant, époustouflant, terrible selon les uns, un brûlot antisémite selon les autres. Il faut se dépêcher d’aller voir ce film de 55 minutes pour pouvoir juger par soi-même. Une pétition demande en effet son interdiction.
Le film se base sur l’enquête du juge Goldstone, ce qui prouverait apparemment son caractère antiisraélien, et il a été tourné sous les bombardements, ce qui prouverait que le Hamas serait à son origine, Israël ayant empêché les journalistes étrangers de se rendre sur place. Il montre les dégâts subis par la population. On sait que 1500 Palestiniens sont morts, en majorité des femmes, des enfants et des vieux ainsi que 13 Israéliens, principalement par des tirs mal ajustés de leurs propres soldats. Cette guerre a été une guerre contre les civils, une guerre de punition et d’expiation collective qui avait pour but de répandre la terreur.
Cette guerre a été une guerre expérimentale, destinée à expérimenter les armes nouvelles, la guerre asymétrique, la guerre de demain. Elle a été menée avec les drones, avions sans pilote de fabrication israélienne, permettant de déclencher de loin des armes de haute précision, un peu comme on tire sur un lapin à partir d’un abri, de loin, sans risques pour le tireur. Elle a servi à utiliser les armes à phosphore blanc pour brûler en profondeur la chair humaine, arme de fabrication américaine. Une guerre contre les ambulances, les hôpitaux, les médecins, une guerre contre les pauvres et les faibles, une guerre de lâches.
La guerre de Gaza a été aussi dirigée contre les infrastructures qui permettent à une population de survivre, les stations d’épuration des eaux, les bassins de pisciculture, les batteries de poulets, les moulins à farine, les cimenteries, les oliviers. Elle se prolonge par un embargo destiné à faire mourir à petit feu les 1,5 millions d’êtres humains enfermés dans un territoire grand comme trois cantons luxembourgeois.
Comment un peuple peut-il tenir dans ces conditions ? Que faire pour que cesse l’impunité des assassins ? A quand la prochaine expédition ? Si Obama capitule et que l’Europe se tait, comment pouvons-nous agir, nous citoyens du monde, provisoirement à l’abri ?
Arbeitssklave in Europa oder Tod in der Wüste
Guy Kersch - Fabrizio Gattis Spezialität ist „Wallraffen”: sich für journalistische Recherchen unter anderem Namen in abgeschottete Szenen einschleusen. Der deutsche Enthüllungsjournalist Günther Wallraff dokumentierte u.a. als Journalist „Hans Esser“ die Verlogenheit der Bild-Zeitung und erlebte als türkischer Gastarbeiter Rassismus und gnadenlose Ausbeutung in deutschen Betrieben.
Aber was Gatti als kurdischer Flüchtling auf dem Weg von Afrika nach Europa durchmachte, ist wohl das Höchste, was man sich von Undercover-Journalisten erwarten kann. „Bilal” reihte sich ein in das Heer der Flüchtlinge und reiste – teilweise unter Lebensgefahr – von Dakar an der westafrikanischen Atlantikküste durch die Sahara nach Libyen.
Für die Schleuser sind die Trecks der Verzweifelten ein hochprofitables Geschäft. Die Fahrt vom Niger nach Libyen kostet 150 Euro; an die 200 Menschen fahren zusammengepfercht auf einem Lastwagen, bis zu 15.000 pro Monat. Unterwegs leiden sie nicht nur Hunger und Durst, sondern werden immer wieder von korrupten Polizisten und Militärs gestoppt. Diese bedrohen und schlagen die Flüchtlinge und rauben ihnen ihr letztes Geld. In Libyen werden „Illegale” in Abschiebelagern gefoltert oder mittellos von der Polizei in der Wüste ausgesetzt, wo viele an Hunger oder Durst sterben. Seither sinken die Zahlen der toten „Boatpeople” im Mittelmeer. So „kümmert” sich Gaddafi um Europas Flüchtlingsproblem – als Dank für die Aufhebung des Embargos gegen sein Land. Besonders Italien und Deutschland hatten sich dafür eingesetzt und importieren seither einen großen Teil ihres Öls aus Libyen.
Wer es schafft, der lybischen Polizei zu entkommen und die italienische Insel Lampedusa zu erreichen, kommt dort ins Haftlager. Gatti alias Bilal: „Wir lebten in mit Fäkalien und Urin verdreckten Räumen und wurden brutal geschlagen.” Nach der Entlassung aus Lampedusa erhält er die Auflage, Italien zu verlassen. Doch das tut kein Flüchtling – und davon profitieren die italienischen Arbeitgeber schamlos.
„Illegale” Arbeiter schuften für einen Hungerlohn und sind völlig rechtelos – moderne Sklaven! Als „illegaler” Tomatenpflücker hat Fabrizio Gatti es selbst undercover in Süditalien erlebt: „Ein illegaler Arbeiter riskiert vier Jahre Haft, nur weil er illegal ist. Der italienische Unternehmer aber, der ihn ausbeutet, kommt mit einer kleinen Geldstrafe davon.
Fabrizio Gatti: Bilal. Als Illegaler auf dem Weg nach Europa, Kunstmann Verlag, ISBN 978-3888975875
Le thon rouge est menacé d'extinction
Alors que l'interdiction de la commercialisation du thon rouge est imminente, déjà les chaînes de distribution de sushi se préparent à la riposte. Une campagne publicitaire montrant une belle photo de thon décidément rouge affirmera à la manière de Magritte: "Ceci n'est pas du thon rouge." A ce qu'il paraît il existe une espèce du nom d'Albacore, provenant de l' Océan Indien qui est rouge, mais qui n'est pas du thon rouge. Comprenne qui pourra. Faut-il manger du poisson transporté de si loin? Qu'en est-il des stocks de l'Albacore? La prise de position suivante provient de la GUE et englobe le problématique des travailleurs marins.
Le thon rouge est menacé d'extension du fait du manque de contrôle de la surexploitation de cette ressource. L'interdiction de sa commercialisation semble désormais inéluctable. Il est visé de protéger cette espèce.
Conscients du problème, de nombreux pêcheurs, notamment français, se sont appliqués depuis des années à mettre leurs bateaux aux normes et à respecter les quotas de pêche nécessaires à la survie du thon rouge. Ces pêcheurs, déjà durement touchés par la crise, seront les premières victimes d'une telle mesure rendue nécessaire par la pêche illégale et les filières industrielles occultes.
L'effort consenti par ces pêcheurs ne saurait incomber à leur seule charge. On ne saurait leur demander de se sacrifier pour l'intérêt de la planète tandis que les puissants réunis à Copenhague ont montré qu'ils se dérobaient. Le principe onusien de responsabilité commune pour les problèmes environnementaux doit donc s'appliquer et l'effort des pêcheurs être compensé par une contribution de l'UE.
Par ailleurs, la création par la France d'une véritable zone économique exclusive en méditerranée, permettrait de sanctuariser la ressource tout en pérennisant une pêche artisanale respectueuse des équilibres écologiques.
(Source GUE)
"Liberté de Conscience" recommande comment épargner
"Die Unterhaltskosten für Kirchen und Kapellen sind nicht nur in Simmern, sondern im ganzen Lande ein Problem, dessen man sich irgendwann einmal annehmen muss. Sie verschlingen große Summen und niemand kann die Gemeinden auf Dauer zwingen, diese zu übernehmen.“ (LW: 28.01.2010) Cette citation d'un curé de campagne a fait bondir la présidente de "Liberté de Conscience", Cécile Paulus, qui a saisi l'occasion d'écrire au président du gouvernement en mal de ressources budgétaires.
"Selon une réponse à une question parlementaire, le Luxembourg compte 273 paroisses pour une centaine de curés. (Q.P. 1944)
Comme il existe dans la plupart des paroisses plusieurs églises qui sont toutes à la charge des communes, il nous semble urgent d’adapter le nombre des églises au besoin réel des paroisses. Ceci est d’autant plus impératif que, vu le nombre restreint des curés, de nombreuses églises ne sont utilisées qu’une ou deux fois par mois. Ces bâtiments pourraient bien trouver une autre affectation, p.ex. pour des bibliothèques, demande formulée récemment par une initiative qui revendique un réseau national de bibliothèques.
Enfin, nous insistons que notre revendication ne peut nullement être interprétée comme discriminatoire ou scandaleuse vu qu’elle se base sur le point de vue d’un curé que nous partageons."
Ainsi tout le monde et son père accourt pour prêter main forte à Monsieur Juncker qui sera sans doute comblé de joie par ce genre de proposition. Nous en avons une autre: décommander tout de suite l'A300 version militaire. Ce seront au moins 130 millions d'épargnés sans parler des frais d'entretien et de gestion à couvrir d'année en année!
Luxembourg et son débat sur l’antisémitisme…
CG (dans une newsletter du CPJPO) - Depuis quelques semaines de multiples prises de position font écho à un commentaire de M.Bi. sur la radio luxembourgeoise RTL. Notre organisation ne s’est pas mêlée à ce débat. Tout en restant vigilants sur les différents amalgames à éviter, notre énergie vise surtout à faire évoluer la situation inacceptable au Proche-Orient.
Qu’il me soit pourtant permis de réagir à la « Lettre ouverte » du Président du Consistoire israélite, publiée le 19 janvier dans le Tageblatt. Dans cette lettre M.Bu. écrit: « Le Consistoire israélite est parfaitement outré des amalgames intolérables faits par M.Bi. , en confondant – sciemment ou non – les Juifs et les Israéliens ». M.Bu. fera même des parallèles – d’une rare violence - avec l’antisémitisme voir le nazisme.
S’il n’a pas tout à fait tort quand il parle d’amalgames, il feint ne pas savoir que depuis toujours le discours officiel israélien fait systématiquement ces mêmes amalgames. Il aurait pu autant s’offusquer quand Ariel Sharon, Premier Ministre d’Israël, disait devant des personnalités juives du monde entier: «In diesen Zeiten benötigen wir Sie alle mehr denn je. Wir brauchen Sie, um Ihre Unterstützung für Israel öffentlich zum Ausdruck zu bringen, in Ihren Gemeinden, unter den Meinungsmachern in ihren Ländern. Schließen Sie sich uns hier an, zeigen Sie Ihre Liebe und Ihre Unterstützung. Sie alle müssen heute eines mehr denn je wissen. Ich war immer davon überzeugt, dass Israel kein israelisches Projekt ist, Israel ist ein weltweites jüdisches Projekt. Genauso wie wir uns für die jüdischen Gemeinden in aller Welt verantwortlich fühlen, so bin ich mir sicher, dass Sie hinter uns stehen und uns zur Seite stehen.»
Discours à relire sur le site pro-israélien http://israel.nahost-politik.de/israel-nachrichten/news/ sharon-0.htm
Ce sont ces amalgames justement qui incitent des citoyens juifs dans de nombreux pays à dire « Not in my name », à dénoncer, souvent au nom des valeurs religieuses juives, la politique d’Israël et de s’organiser dans des organisations telles que l’Union Juive Française pour la Paix, European Jews for a Just Peace ou J Street aux Etats Unis.
Lettre ouverte: Un sale procès
Nuria Garcia, Michel Erpelding, Hany Heshmat, Bernard Thomas - Nous sommes des jeunes militants de la cause palestinienne qui, en 2005 et 2006, se sont rendus en Cisjordanie afin de soutenir les démocrates palestiniens et les pacifistes israéliens dans leur lutte contre l'occupation israélienne.Aujourd'hui, pour les mêmes raisons qui nous ont poussés à condamner la politique d'occupation d'Israël, nous condamnons les propos de Marguerite Biermann. Nous avons toujours lutté contre toute confusion entre critique de la politique israélienne dans les territoires occupés d'un côté et l'antisémitisme de l'autre. Hélas, c'est exactement dans cette confusion que tombe Madame Biermann. Que ce soit intentionnellement ou par inconscience, Madame Biermann rend un bien mauvais service aux Palestiniens. Nous condamnons des propos qui n'ont rien à voir avec la solidarité avec le peuple palestinien, mais beaucoup à voir avec un discours et des pratiques d'extrême droite.
A travers différents organes de presse, l'ancienne juge Marguerite Biermann a engagé un très mauvais procès contre les juifs luxembourgeois. Dans ses missives, Madame Biermann affirme que les juifs disposent d'un «statut spécial» qui serait celui de «citoyens luxembourgeois, mais d'origine et de culture juives». Madame Biermann «met en garde nos juifs luxembourgeois», affirme que «les juifs font partie chez nous de la bourgeoisie bien située» et qu'ils «ont respectés en tant que descendants des victimes de la Shoah». Ce «respect», ils risqueraient de le perdre, s'ils ne se «distanciaient pas des crimes d'Israël», dont ils seraient les «complices». Après avoir ainsi sommé les juifs luxembourgeois de se positionner par rapport au conflit Israël-Palestine, elle enjoint nommément certains d'entre eux à prendre individuellement position.
Lire de tels énoncés dans la presse luxembourgeoise est détestable. Ils suintent le racisme et l'antisémitisme à travers la construction d'une responsabilité collective et innée des juifs. En construisant un amalgame entre juifs et Israéliens, Madame Biermann place les citoyens de confession juive à l'écart de la communauté nationale luxembourgeoise. En exigeant que des Luxembourgeois, parce qu’ils sont juifs, devraient prendre publiquement position au sujet de la politique israélienne, Madame Biermann fait revivre les plus funestes souvenirs du maccarthisme, voire des procès de Moscou. En écrivant que «si les juifs veulent être considérés comme des citoyens respectés de notre pays» ils devraient se distancier d'Israël, Madame Biermann, sous couvert de vouloir prévenir les juifs, les menace.
Face aux propos antisémites réitérés de Madame Biermann, nous ne pouvions garder le silence.
Kurz berichtet - en bref
Stoppt die „Budgetfetischisten” Frieden und Juncker!
g.k. -Auf der Tagung des OGBL-Nationalvorstandes wunderte sich Präsident Reding über den Starrsinn der Regierung, die unbedingt 1,6 Milliarden Euro bis zum Jahr 2014 einsparen will – 400 Millionen jährlich. Luxemburg sei offenbar das einzige Land, das gewillt sei, am europäischen Stabilitätspakt festzuhalten. Gerade in Krisenzeiten ist Frieden und Junckers strikter Sparkurs in der Tat ein Spiel mit dem Feuer. Der Wirtschafts-Nobelpreisträger Joseph Stiglitz hat vor einem schnellen Abbau der Budgetdefizite gewarnt. Anzunehmen, ein leichtes Zurückfahren der Defizite könne die Märkte „besänftigen”, beruhe auf einer dummen, da personifizierten Sicht. Der Markt sei keine Person, die man mit Argumenten überzeugen kann, und schon gar keine intelligente, rationale und wohlmeinende Person. Stiglitz hält den „Budgetfetischismus” für wirklich gefährlich, denn Einschnitte im Budget würden die Wirtschaft nach unten ziehen und die Märkte würden umso mehr das Vertrauen verlieren und eine weitere Rezession oder Depression auslösen.
http://www.independent.co.uk/news/business/analysis-and-features/the-money-man-supereconomist-joseph-stiglitz-on-how-to-fix-the-recession-1893271.html
PIGS
fj - Des cochons. Sinistre humour des boursicoteurs! Il faut lire les initiales de Portugal, Italy, Greece and Spain. PIGS. Le terme s'installe dans le vocabulaire des journalistes économiques. Il désigne ceux qui n'arrivent plus à boucler la boucle après la crise financière, puis économique, puis budgétaire. Comment les fauteurs du désastre appellent-ils les millions de chômeurs nouveaux qui souffrent beaucoup plus que les ministres des finances? La crise a exacerbé les inégalités à l'intérieur du continent. Ah, qu'elle est jolie l'Europe qu'ils nous ont construite: en haut les salauds, en bas les cochons.
Une femme voilée candidate du NPA
La candidature d'une femme voilée sur la liste du NPA pour les élections en région PACA fait polémique en France. Le NPA se défend: "Le choix du NPA du Vaucluse, après un débat sérieux et complexe, a été d'inclure sur ses listes une de ses membres, militante féministe, anticapitaliste, internationaliste qui estime devoir porter le voile en raison de ses convictions religieuses. Notre parti accueille des jeunes, chômeurs, précaires, salariés de tous horizons qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés."
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